Natha­naël­le Sage

L’en­domé­trio­se et l’in­fer­ti­li­té

Vous trou­ve­r­ez ci-des­sous, un réca­pi­tu­la­tif des sym­ptô­mes typi­ques de l’en­domé­trio­se, quel­les métho­des de trai­te­ment pro­met­tent un sou­la­ge­ment et les­quels aug­men­tent la fer­ti­li­té.

Qu’est-ce que l’en­domé­trio­se ?

L’en­domé­trio­se est une mala­die dont le nom pro­vi­ent du mot endomèt­re, le ter­me médi­cal dési­gnant la muqueu­se qui tapis­se l’u­té­rus. Dans un cas nor­mal, à la fin du cycle men­stru­el, s’il n’y a pas eu fécon­da­ti­on d’un ovo­cy­te, l’en­domèt­re est éva­cuée avec les mens­trua­tions et se renou­vel­le pour le pro­chain cycle.

Chez les femmes tou­chées par la mala­die, l’en­domèt­re ne s’é­va­cue pas tota­le­ment et des tis­sus d’en­domèt­re forment des excrois­san­ces sou­vent très dou­lou­re­u­ses. Cel­les-ci peu­vent s’in­stal­ler direc­te­ment dans l’u­té­rus, les ovai­res, la ves­sie, ou migrer pour colo­ni­ser d’au­tres par­tie du corps com­me la cavi­té abdo­mi­na­le, les intes­tins, les pou­mons ou dans des cas excep­ti­on­nels, le cer­veau.

Tout com­me l’en­domèt­re qui se refor­me et sai­g­ne pour être éva­cué lors de cha­que cycle, les excrois­san­ces d’en­domè­tres, peu impor­te où elles se trou­vent, se reforment, sai­g­n­ent mais ne peu­vent pas être éva­cuées par le corps. C’est fina­le­ment cet­te accu­mu­la­ti­on de tis­sus qui cau­se des kys­tes ou des adhé­ran­ces, endomage les orga­nes et finit par cau­ser des dou­leurs.

L’en­domé­trio­se : les cau­ses

Les cher­cheurs de l’hô­pi­tal de la Cha­ri­té à Ber­lin, ont pu démon­trer l’in­ter­ac­tion de l’en­domèt­re avec les fibres ner­veu­ses.
‍L’au­teur du docu­ment de recher­che, Sil­via Mechs­ner, par­le de « mini-ute­ri », qui forment les fibres mus­cu­lai­res, les cel­lu­les ner­veu­ses et les glan­des.
‍Elle soup­çon­ne que ces « mini-ute­ri » peu­vent expli­quer les sym­ptô­mes.

Pré­ven­ti­on de l’en­domé­trio­se

Une ali­men­ta­ti­on sai­ne et équi­li­brée, avec beau­coup de légu­mes, de céréa­les com­plè­tes, de bon­nes grais­ses et de vian­de blan­che, con­tri­bue à rédu­i­re le ris­que d’en­domé­trio­se, selon une étu­de.
‍Les fruits et légu­mes verts sont par­ti­cu­liè­re­ment recom­man­dés. En revan­che, une con­som­ma­ti­on accrue de vian­de rouge a un effet néga­tif sur le ris­que de mala­die.

Sym­ptô­mes de l’en­domé­trio­se

L’en­domé­trio­se pro­vo­que des dou­leurs chro­ni­ques.

Ces dou­leurs men­stru­el­les peu­vent être si inten­ses qu’el­les gênent les acti­vi­tés quo­ti­di­en­nes, elles peu­vent éga­le­ment pro­vo­quer une gêne pour aller aux toi­let­tes ou durant les rap­ports sexu­els.
‍Les sym­ptô­mes de l’en­domé­trio­se sont très com­ple­xes. De nombreu­ses femmes essai­ent de fai­re face à leur dou­leur chro­ni­que sans pen­ser qu’el­les sont att­ein­tes de la mala­die.
‍C’est aus­si la rai­son pour laquel­le il s’é­coule en moy­enne six à huit ans avant que les sym­ptô­mes ne con­dui­sent à la recon­nais­sance de la mala­die.

Sym­ptô­mes typi­ques de l’en­domé­trio­se

  • Dou­leurs men­stru­el­les sévè­res
  • Dou­leurs abdo­mi­na­les chro­ni­ques (dépen­dan­tes et indé­pen­dan­tes du cycle)
  • Dou­leur en allant aux toi­let­tes
  • Sai­gne­ments men­stru­els abond­ants
  • Dou­leur durant les rap­ports sexu­els

40 à 60% des femmes sans enfant, sont att­ein­tes de la mala­die.

En rai­son de ces mul­ti­ples plain­tes, la mala­die n’est sou­vent dia­gnos­ti­quée que dans le con­tex­te d’un désir inassou­vi d’a­voir des enfants : 40 à 60 % des femmes sans enfant sont mala­des sans le savoir.

En effet l’en­domé­trio­se peut non seu­le­ment pro­vo­quer de for­tes dou­leurs, mais aus­si être une des cau­ses de sté­ri­li­té.

Par exemp­le, le pro­ces­sus de fécon­da­ti­on et d’im­plan­ta­ti­on, peut être blo­qué par des trom­pes de Fall­o­pe bou­chées ou endom­ma­gées.

Une alté­ra­ti­on de la capa­ci­té de l’u­té­rus à se con­trac­ter, a éga­le­ment un effet néga­tif sur le mou­ve­ment des sper­ma­to­zoï­des. La cou­che mus­cu­lai­re respons­able de la trans­mis­si­on du sper­me est éga­le­ment détrui­te par des lési­ons tis­su­lai­res.

Trai­te­ment de l’en­domé­trio­se par la chir­ur­gie

Tou­tes les femmes att­ein­tes d’en­domé­trio­se ne souf­frent pas suf­fi­sam­ment pour néces­si­ter un trai­te­ment. Cepen­dant, la moi­tié des pati­en­tes tou­chées, doiv­ent s’ad­ap­ter à un trai­te­ment per­ma­nent, jus­qu’à ce que la méno­pau­se ent­raî­ne, géné­ra­le­ment, l’ab­sence de sym­ptô­mes.

Les femmes qui suspec­tent une endomé­trio­se sur la base de leurs sym­ptô­mes, doiv­ent con­sul­ter un gyné­co­lo­gue le plus tôt pos­si­ble.

Un test con­cer­nant les sym­ptô­mes peut four­nir plus d’indications. Cepen­dant, le dia­gnostic ne peut être con­fir­mé de maniè­re inva­si­ve qu’à l’ai­de d’u­ne laparo­scopie. De cet­te façon, les foy­ers tis­su­lai­res sont éga­le­ment éli­mi­nés.

Cepen­dant, la chir­ur­gie de l’en­domé­trio­se ne per­met pas tou­jours de se débarr­as­ser défi­ni­ti­ve­ment des sym­ptô­mes :

  • Le ris­que de réci­di­ve est de 30 % dans les cinq ans — tant que les ovai­res sont fonc­tion­nels.
  • Si ce n’est pas le cas, le ris­que pas­se à 80 % dans un délai de trois à cinq ans.

L’hor­mo­no­thé­ra­pie

Si la chir­ur­gie de l’en­domé­trio­se est sui­vie de trois à six mois d’hor­mo­no­thé­ra­pie, les sym­ptô­mes sub­jec­tifs peu­vent s’a­mé­lio­rer et le délai de retour des lési­ons tis­su­lai­res peut être pro­lon­gé.
‍En out­re, un taux de gros­ses­se accru a été enre­gis­tré avec la com­bi­nai­son de la chir­ur­gie inva­si­ve et de l’hor­mo­no­thé­ra­pie.
‍Selon l’As­so­cia­ti­on natio­na­le des méde­cins de l’as­suran­ce mala­die obli­ga­toire, pour de nombreu­ses femmes con­cer­nées, la voie du suc­cès vers la gros­ses­se pas­se par un trai­te­ment de la fer­ti­li­té, com­me l’in­sé­mi­na­ti­on arti­fi­ci­el­le.

Fai­re face à la dou­leur phy­si­que

Les pati­en­tes chez qui on dia­gnos­tique une endomé­trio­se se sen­tent sou­vent impuis­san­tes face à leur mala­die. Tou­te­fois, un mode de vie actif et réflé­chi per­met de mieux fai­re face à la dou­leur res­sen­tie sub­jec­ti­ve­ment et d’a­mé­lio­rer la qua­li­té de vie.

Lais­sez-vous inspi­rer par les sug­ges­ti­ons sui­v­an­tes :

  • Tenir un jour­nal de la dou­leur
  • Fai­tes beau­coup d’e­x­er­ci­ce et décou­vrez de nou­veaux sports
  • Apprend­re les tech­ni­ques de rela­xa­ti­on
  • Essay­er des métho­des de gué­r­i­son alter­na­ti­ves (par exemp­le, l’a­cu­p­unc­tu­re)
  • Soy­ez ouvert avec vot­re famil­le
  • Echan­ge dans les grou­pes d’en­trai­de

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