Jenia Chor­naya

L’in­fer­ti­lité mas­cu­line

Le pro­blème de l’in­fer­ti­lité est très ré­pandu. Selon la So­ciété eu­ro­péenne de re­pro­duc­tion hu­maine et d’embryologie (ESHRE), 25 mil­lions de ci­toyens de l’­U­nion eu­ro­péenne se re­trou­vent in­vo­lon­taire­ment sans en­fants.

Il y a plu­sieurs rai­sons à cela, qui peu­vent af­fecter l’in­fer­ti­lité du couple in­di­vi­du­el­lement ou qui peu­vent créer des con­textes com­plexes. Bien que l’in­fer­ti­lité soit en­core sou­vent con­sidérée comme un “pro­blème de femmes”, la cause de l’in­fer­ti­lité non dé­sirée est aussi sus­cep­tible d’être dû à un pro­blème chez les femmes que chez les hommes.

Dans l’ar­ticle sui­vant, nous ex­ami­ne­rons les causes de l’in­fer­ti­lité mas­cu­line et ex­pli­que­rons com­ment, malgré un dia­gnostic pos­sible, vous pouvez réa­liser votre désir d’en­fant.

L’infertilité masculine

Les causes de l’in­fer­ti­lité mas­cu­line: La qua­lité du sperme

D’après les in­for­ma­tions dont nous dis­po­sons aujourd’hui, toute une série de causes pos­si­bles d’in­fer­ti­lité chez les hommes ont été iden­ti­fiées : le spectre est large et va des dé­fauts gé­né­ti­ques aux in­flu­ences ex­ternes. Bien que ces causes af­fec­tent les deux sexes de ma­nière égale, il existe des pro­blèmes gé­né­ti­ques et de santé qui n’af­fec­tent que les hommes.

L’une des causes les plus fré­quentes d’in­fer­ti­lité mas­cu­line est le syn­drome d’o­ligo-asthéno-té­ra­to­zoo­spermie (syn­drome d’OAT) — un chan­ge­ment pa­tho­lo­gique dans la qua­lité du sperme. Ceci est causé par la com­bi­naison des trois fac­teurs sui­v­ants :

  • L’o­li­go­zoo­spermie re­pré­sente un petit nombre de sper­ma­to­zoïdes dans l’é­ja­culat. La valeur saine est d’en­viron 20 mil­lions par mil­li­litre de se­mence.
  • L’asthé­no­zoo­spermie sur­vient lorsque la mo­bi­lité des sper­ma­to­zoïdes dans l’é­ja­culat est ré­duite
  • La té­ra­to­zoo­spermie in­dique une mal­for­ma­tion du sperme. Selon les cri­tères de l’OMS, on parle de té­ra­to­zoo­spermie lorsque moins de 30 % des sper­ma­to­zoïdes ont une forme ma­ture.

Pour fé­conder un ovo­cyte, les sper­ma­to­zoïdes doivent non seu­le­ment être mo­biles et ma­tures, mais ils doivent aussi être prés­ents assez fré­quem­ment dans l’é­ja­culat. Ce­pen­dant, si le syn­drome de l’OAT est dia­gnos­tiqué, il y a un dé­faut dans la pro­duc­tion de sper­ma­to­zoïdes sains ou une per­tur­ba­tion dans leur trans­port.

Deu­xième cause : le trans­port du sperme

Un trans­port de sper­ma­to­zoïdes dés­or­donné sur­vient lorsque les testi­cules pro­dui­sent suf­fi­sam­ment de sper­ma­to­zoïdes fonc­tion­nels mais sont in­ca­pa­bles d’att­eindre l’ex­té­rieur en raison d’un canal dé­fé­rent en­dom­magé ou co­incé. Il en ré­sulte une éja­cu­la­tion avec un très faible nombre de sper­ma­to­zoïdes, et une qua­lité de sperme ré­duite ou une voie de trans­port en­dom­magée peut être causée par un cer­tain nombre de fac­teurs dé­clen­cheurs.

Hy­per­ten­sion testi­cu­laire

C’est une mal­for­ma­tion qui peut sur­venir du­rant l’en­fance. Si les testi­cules d’un en­fant sont restés dans la ré­gion ab­do­mi­nale ou dans la ré­gion de l’aine et n’ont pas migré vers le scrotum, on parle alors d’­hy­per­ten­sion testi­cu­laire. A cause d’une tem­pé­ra­ture cor­po­relle élevée, les sper­ma­to­zoïdes surch­auf­fent dans les testi­cules et per­dent de leur qua­lité.

Trou­bles hor­mo­naux

Bien que cette cause soit moins fré­quente chez les hommes que chez les femmes, elle peut quand même ent­raîner l’in­fer­ti­lité. Dans ce cas, le pro­blème ré­side dans la ca­rence des hor­mones re­spons­ables à la fois de la pro­duc­tion de tes­to­sté­rone et de la for­ma­tion de nou­veaux sper­ma­to­zoïdes dans les testi­cules.

Âge

Ra­re­ment men­ti­onnée, l’hor­loge bio­lo­gique tourne aussi chez les hommes. Selon le mi­nis­tère fé­déral de la fa­mille, la ma­jo­rité des hommes sont sûrs de rester fer­tiles jus­qu’à l’âge de 65 ans. Entre 40 et 50 ans, seu­le­ment 8 % des hommes savent que leur propre fer­ti­lité pour­rait être li­mitée par leur âge.

Les ex­emples d’hommes qui sont de­venus pères à un âge avancé ren­for­cent la croyance, et laisse croire aux hommes qu’ils sont fer­tiles à tout âge. Ce­pen­dant, la qua­lité du sperme di­minue avec l’âge, ce qui peut entre au­tres dé­clen­cher l’in­fer­ti­lité. Il a été con­staté que le nombre de sper­ma­to­zoïdes mo­biles di­minue d’en­viron 1 % par année de vie. De plus, l’âge du père est éga­le­ment lié po­si­ti­ve­ment à un cer­tain nombre de mu­ta­tions et de ma­la­dies gé­né­ti­ques chez l’en­fant. Par ex­emple, une pa­ter­nité tar­dive peut ent­raîner des ano­ma­lies chro­mo­so­mi­ques et des ma­la­dies comme l’au­tisme ou la schi­zo­phrénie.

En­vi­ron­ne­ment et mode de vie

Comme nous l’a­vons déjà men­ti­onné, des fac­teurs peu­vent con­tri­buer à l’in­fer­ti­lité fé­mi­nine et mas­cu­line. Il s’agit no­tam­ment:

  • Des mé­di­ca­ments (ex. chi­mio­thé­rapie)
  • Des sté­roïdes ana­bo­li­sants
  • Du stress psy­cho­lo­gique et phy­sique
  • De l’abus d’al­cool et de ni­co­tine
  • Des to­xines en­vi­ron­ne­men­tales
  • De l’alimentation in­cor­recte et les ma­la­dies qui en ré­sul­tent (dia­bète, sur­poids)

L'infertilité féminine

L’in­fer­ti­lité mas­cu­line: les ex­amens pos­si­bles

De nos jours, il est assez fa­cile de dé­ter­miner si l’in­fer­ti­lité est due à une di­mi­nu­tion de la qua­lité du sperme ou à une al­té­ra­tion du trans­port du sperme. Et pour­tant un ex­amen uro­lo­gique de­vient un pro­blème pour be­au­coup d’hommes.

De­puis des gé­né­ra­tions, la fer­ti­lité mas­cu­line est con­sidérée comme une donnée et est étroi­te­ment liée à l’idée de mas­cu­linité réelle. Alors que les femmes re­cher­chent sou­vent sous forme de re­fle­xion la cause de l’in­fer­ti­lité en elles-mêmes, les hommes sont be­au­coup moins en­clins à con­sulter un mé­decin et à se so­u­mettre à un ex­amen.

Si l’homme dé­cide de se so­u­mettre à un ex­amen mé­dical, il doit con­sulter un uro­logue. Après une ana­mnèse dé­taillée, une série de tests sont ef­fec­tués pour vé­ri­fier la pré­sence et la qua­lité des sper­ma­to­zoïdes:

  • Un sper­mo­grame. C’est un ex­amen dé­taillé au cours du­quel l’é­ja­culat est ex­aminé en la­bo­ra­toire. Cela donne une image pré­cise du nombre, de la mo­bi­lité et de la forme du sperme.
  • Un pré­lè­ve­ment san­guin pour étu­dier l’état hor­monal.
  • Un ex­amen des or­ganes se­xuels, de la pro­state et des voies urin­aires par pal­pa­tion et écho­gra­phie.
  • Une bi­opsie testi­cu­laire chir­ur­gi­cale. Si au­cune raison exacte n’est trouvée ou si aucun sper­ma­to­zoïde ne peut être trouvé lors d’­ex­amens d’é­ja­cu­la­tion ré­pétés, le tissu testi­cu­laire est pré­levé du pa­tient et ex­aminé pour le sperme.

Les op­tions de trai­te­ments de l’in­fer­ti­lité mas­cu­line

Selon la cause de l’in­fer­ti­lité, les pa­ti­ents dis­po­sent d’un large choix d’­op­tions thé­ra­peu­ti­ques. Il s’agit no­tam­ment:

  • D’une hor­mo­no­thé­rapie en cas de ca­rence hor­mo­nale
  • D’une opé­ra­tion du canal dé­fé­rent en­dom­magé
  • D’un sou­tien psy­cho­thé­ra­peu­tique pour le stress phy­sique et mental

De plus, plu­sieurs pos­si­bi­lités d’in­sé­mi­na­tion ar­ti­fi­ci­elle sont of­fertes.

In­sé­mi­na­tion ho­mo­lo­guée

L’insémination ho­mo­lo­guée est une fé­con­da­tion dans le­quel les sper­ma­to­zoïdes de l’homme pré­parés en la­bo­ra­toire sont in­sérés dans le col de l’u­térus, dans l’u­térus lui-même ou dans les trompes de Fallope de la femme. Comme la fé­con­da­tion a lieu sans rap­port se­xuel, elle est con­sidérée comme ar­ti­fi­ci­elle. Ce­pen­dant, les deux par­ten­aires sont les par­ents bio­lo­gi­ques de l’en­fant.

Ce type d’in­sé­mi­na­tion ar­ti­fi­ci­elle a du sens si le sperme de l’homme est trop petit et/ou trop im­mo­bile.

In­sé­mi­na­tion hé­té­ro­logue

Si la fer­ti­lité du par­ten­aire n’est pas suf­fi­sante pour l’in­sé­mi­na­tion ar­ti­fi­ci­elle, l’in­sé­mi­na­tion hé­té­ro­logue peut quand même con­duire à une gros­sesse : les sper­ma­to­zoïdes étran­gers d’un don­neur sont alors in­sérés ar­ti­fi­ci­el­lement dans le corps de la femme.

Fé­con­da­tion in vitro (FIV)

Cette mé­thode im­plique la fé­con­da­tion dans un tube à essai, dans le­quel les sper­ma­to­zoïdes pré­al­a­b­le­ment pré­levés sur l’homme et les ovules de la femme sont ras­sem­blés. Con­tr­ai­re­ment aux mé­thodes men­ti­onnées ci-dessus, la fé­con­da­tion est ef­fec­tuée par les sper­ma­to­zoïdes eux-mêmes. L’o­vule fé­condé est alors im­planté dans l’u­térus de la femme.

Il n’est pas fa­cile de vivre avec l’envie in­sa­tis­faite d’avoir un en­fant. Il s’agit d’un pro­cessus com­plexe qui peut être fi­nan­ciè­re­ment, tem­po­rel­lement et émo­ti­on­nel­lement pé­nible. Cha­cune de ces mé­thodes pré­sente à la fois des avan­tages et des in­con­vé­ni­ents, qui doivent être dis­cutés et pesés avec le mé­decin trai­tant. Ce­pen­dant, une chose est cer­taine : il y a suf­fi­sam­ment de pos­si­bi­lités pour se battre pour son propre désir d’a­voir des en­fants et pour le réa­liser. Ne baissez pas les yeux, mais laissez les spé­cia­listes vous aider, par ex­emple dans une cli­nique de fer­ti­lité.

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