Jenia Chor­naya

Le sper­mo­gramme, un ex­amen in­dis­pensable avant de faire votre projet de PMA

Dans la suite de cette pu­bli­ca­tion vous trou­verez des in­for­ma­tions sur com­ment s’ef­fectue un sper­mo­gramme, quels en sont les ré­sul­tats et ce que les hommes peu­vent faire pour amé­liorer la qua­lité de leur sperme.

homme pensif

Qu’est ce qu’un sper­mor­gamme?

Un sper­mo­gramme est un ex­amen dé­taillé du sperme en la­bo­ra­toire. Il peut être uti­lisé pour vé­ri­fier la qua­lité du sperme et la fer­ti­lité de l’homme.

Sauf en cas d’­ab­sence d’en­fant dé­siré, un sper­mo­gramme est éga­le­ment ef­fectué après une vasec­tomie (ou sté­ri­li­sa­tion de l’homme). Cela permet de dé­ter­miner s’il n’y a vrai­ment plus de sper­ma­to­zoïdes dans l’é­ja­culat et si la pro­cé­dure a réussi.

La pro­cé­dure pour un sper­mo­gramme est in­do­lore et sans ef­fets se­con­daires. La seule chose que l’homme doit faire est de li­vrer son sperme au la­bo­ra­toire. L’ana­lyse ul­té­ri­eure dé­ter­mi­nera si :

  • Il y a trop peu de sper­ma­to­zoïdes dans l’é­ja­culat (Oli­go­zoo­spermie)
  • Les sper­ma­to­zoïdes sont trop peu mo­biles (Asthé­no­zoo­spermie)
  • Il y a une mal­for­ma­tion des sper­ma­to­zoïdes (Té­ra­to­zoo­spermie)

Les cri­tères sui­v­ants du sperme sont éga­le­ment éva­lués :

  • Po­ten­tiel hy­dro­gène (pH)
  • Ca­rac­té­ris­ti­ques telles que l’o­deur et la cou­leur
  • Pré­sence d’anticorps anti-sperme (test MAR)
  • Co­lo­ni­sa­tion bac­té­ri­enne
  • Te­neur en sucre
  • Vis­co­sité

Com­bien coûte un sper­mo­gramme

Le coût d’un sper­mo­gramme évolue gé­né­ra­le­ment entre 60 et 90 euros. Pour les cou­ples qui n’ont pas pu con­ce­voir un en­fant pen­dant long­temps malgré des rap­ports se­xuels non pro­tégés, les coûts du sper­mo­gramme sont cou­verts par l’as­surance ma­ladie.

Sper­mo­gramme: La pro­cé­dure à suivre

Afin d’ob­tenir un ré­sultat si­gni­fi­catif, il est re­com­mandé de s’ab­stenir de tout rap­port se­xuel et de toute mas­tur­ba­tion pen­dant quatre à cinq jours avant l’in­ter­ven­tion. Ce­pen­dant, l’ab­sti­nence ne doit pas durer plus de sept jours, car même si cela aug­mente le nombre de sper­ma­to­zoïdes dans l’é­ja­culat, on con­sidère que 50% se dé­té­riore à compter de ce dé­lais.

Le jour du sper­mo­gramme, un échan­tillon de sperme doit être ob­tenu par mas­tur­ba­tion. Il est im­portant de suivre scru­pu­leu­se­ment toutes les in­st­ruc­tions du mé­decin, de se laver soi­gneu­se­ment les mains et le pénis avant de se mas­turber et d’u­ti­liser un ré­ci­pient sté­rile pour l’é­ja­cu­la­tion. L’é­chan­tillon doit être frais et ne doit pas dater de plus d’une demi-heure.

Dès que l’é­chan­tillon de sperme a été livré au la­bo­ra­toire, l’­ex­amen à pro­pre­ment parlé com­mence.  La pre­mière étape con­siste à tester la li­qué­fac­tion et le vo­lume du sperme. S’ils ne cor­re­spon­dent pas à la norme, ils peu­vent être les pre­miers in­di­ca­teurs d’une in­ca­pa­cité à con­ce­voir chez l’homme.

En­suite, l’ana­lyse con­tinue sous un mi­cro­scope, où le nombre, la mo­bi­lité, la forme et d’au­tres pa­ramè­tres sont testés. La dé­ter­mi­na­tion du ré­sultat peut prendre entre un et sept jours, selon le la­bo­ra­toire.

Si le ré­sultat est né­gatif la pre­mière fois ne vous in­quiétez pas. La qua­lité du sperme varie chaque se­maine et ré­vèle l’état de santé-même de l’homme le jour de l’­ex­amen, le test peut être ré­pété avec du sperme frais en­viron huit à douze se­maines plus tard.

L’éva­lua­tion du sper­mo­gramme

L’éva­lua­tion du sper­mo­gramme permet de com­prendre si le pa­tient est to­ta­le­ment, par­ti­el­lement ou pas du tout fer­tile. Ainsi, le ré­sultat ap­porte une cer­taine clarté à la si­tua­tion du couple. En 2010, l’OMS (Or­ga­ni­sa­tion Mon­diale de la Santé) a pu­blié des in­st­ruc­tions pour la réa­li­sa­tion pro­fes­si­onnelle d’une ana­lyse com­pé­tente du sperme pour une “Éva­lua­tion de la ca­pa­cité de fé­con­da­tion des sper­ma­to­zoïdes”. Cela ga­rantit une norme val­able dans le monde en­tier.

Si les ré­sul­tats du sper­mo­gramme sont né­ga­tifs même après plu­sieurs ten­ta­tives, des tests sup­plé­men­taires peu­vent être réa­lisés. Entre au­tres choses, un ex­amen écho­gra­phique des testi­cules et de la pro­state de l’homme, ainsi qu’un test san­guin ou hor­monal, peu­vent être utiles. Il existe de nombreux dia­gnostics qui sont dé­ter­minés à la suite d’une éva­lua­tion de sper­mo­gramme. Parmi eux, il y a :

Val­eurs nor­males d’un sper­mo­gramme

  • Vo­lume en mL: au moins 1,5
  • Nombre total de sper­ma­to­zoïdes: au moins 39 mil­lions
  • Pour­cen­tage de sper­ma­to­zoïdes ac­tifs: au moins 58 %
  • Sperme par mL: au moins 15 mil­lions
  • pH: entre 7 et 8
  • Pour­cen­tage de sper­ma­to­zoïdes mo­biles: au moins 32 %
  • Nombre de glo­bules blancs: moins de 1 mil­lion par mL
  • Temps de li­qué­fac­tion: entre 30 et 60 mi­nutes
  • Test MAR: moins de 50 % d´anticorps de sper­ma­to­zoïdes
  • Le syn­drome d’o­ligo-asthéno-té­ra­to­zoo­spermie (syn­drome OAT) : il s’agit d’une mo­di­fi­ca­tion pa­tho­lo­gique de la qua­lité du sperme. Elle se pro­duit lors­qu’il y a trop peu de sper­ma­to­zoïdes, im­mo­biles ou en­core mal formés dans l’é­ja­culat.
  • L’ azoo­spermie : aucun sper­ma­to­zoïde ne peut être trouvé dans l’é­ja­culat.
  • L’aspermie : elle se pro­duit lors­qu’il est im­pos­sible d’ob­tenir un éja­culat.
  • Par­ve­sémie : Le vo­lume de l’é­ja­culat est in­fé­rieur à la norme de l’OMS (min. 1,5 ml)

Père avec bébé endormi

 

Que pré­co­niser pour amé­liorer la qua­lité du sperme ?

Con­tr­ai­re­ment aux femmes qui nais­sent avec un nombre li­mité d’o­vules, les hommes pro­dui­sent con­stam­ment de nou­veaux sper­ma­to­zoïdes. Le sper­mo­gramme est donc plus ou moins un aperçu qui peut être amé­lioré !

Comme c’est sou­vent le cas, un chan­ge­ment de mode de vie peut être d’une grande aide. Cela im­plique une ali­men­ta­tion saine et équi­li­brée et un ap­port suf­fi­sant de vit­amines (zinc, vit­amine C, sé­lé­nium). Le sport et l’e­x­er­cice sont éga­le­ment très im­port­ants car ils aug­men­tent le taux de tes­to­sté­rone, qui est es­sen­tiel à la pro­duc­tion de sperme. Il a été con­staté que les hommes en sur­poids souf­frent d’une dé­fi­ci­ence en tes­to­sté­rone, ce qui peut sé­ri­eu­se­ment af­fecter la qua­lité du sperme.

Il est éga­le­ment re­com­mandé d’é­viter ou au moins de ré­duire l’al­cool, la ni­co­tine et les sté­roïdes ana­bo­li­sants.

Sièges chauf­fants dans une voiture, sous-vête­ments trop serrés et ‘au­tres fac­teurs qui peu­vent ent­raîner une surch­auffe du sperme doivent être évités le plus pos­sible. Ce n’est pas pour rien que les testi­cules sont à l’ex­té­rieur du corps, car la tem­pé­ra­ture du corps se­rait trop élevée pour eux. La na­ture a donc une fois de plus pensé à tout !

D’au­tres fac­teurs sont le stress et la “pres­sion de la fé­con­dité” qui ac­com­pagne sou­vent les cou­ples dont le désir d’en­fant n’est pas sa­tis­fait. Même si ce n’est pas tou­jours fa­cile, il faut es­sayer de mi­ni­miser le stress et les soucis im­pro­duc­tifs. Ils n’ai­dent per­sonne et ne peu­vent qu’en­trainer des pro­blèmes sup­plé­men­taires.

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