Natha­naël­le Sage

Ovai­res Poly­kys­ti­ques : cau­ses, sym­ptô­mes et trai­te­ments

Dans cet arti­cle, nous abor­de­rons les sym­ptô­mes et les pos­si­bi­li­tés de trai­te­ment de cet­te mala­die cou­ran­te.

Le Syn­dro­me des Ovai­res Poly­kys­ti­ques : les sym­ptô­mes typi­ques

Le syn­dro­me des ovai­res poly­kys­ti­ques se mani­fes­te de maniè­re très dif­fé­ren­te d’u­ne femme à l’aut­re, de sor­te que la thé­ra­pie est donc con­çue au cas par cas.

Les sym­ptô­mes les plus cou­rants du syn­dro­me SPOK sont les sui­v­ants:

  • Mens­trua­tions irré­gu­liè­res
  • Aug­men­ta­ti­on de la pilo­si­té cor­po­rel­le
  • Per­te de che­veux
  • Peau gras­se et acné
  • La résis­tance à l’in­su­li­ne et donc un ris­que accru de dia­bè­te de type 2
  • Dou­leurs abdo­mi­na­les
  • Hyper­ten­si­on arté­ri­el­le
  • Kys­tes ova­ri­ens mul­ti­ples
  • Aug­men­ta­ti­on de l’hor­mo­ne anti-Mül­lé­ri­en­ne
  • Les femmes qui souf­frent du SOPK et de cycles irré­gu­liers ont géné­ra­le­ment des dif­fi­cul­tés à réa­li­ser leur désir d’a­voir des enfants.

Cet­te mala­die est un ensem­ble de sym­ptô­mes : plu­sieurs sym­ptô­mes pos­si­bles se pré­sen­tent, mais tous n’ap­pa­rais­sent pas en même temps. C’est pour­quoi, dans cer­tains cas, il faut plu­sieurs années avant que le syn­dro­me SOPK ne soit remar­qué et/ou dia­gnos­ti­qué.

Com­ment le dia­gnos­ti­quer ?

Le syn­dro­me des ovai­res poly­kys­ti­ques est un trou­ble hor­mo­nal com­ple­xe qui n’est con­fir­mé qu’a­près exclu­si­on d’autres mala­dies. Pour pou­voir por­ter un juge­ment exact, le méde­cin trai­tant doit d’a­bord con­naît­re le dérou­le­ment com­plet de la mala­die du pati­ent.

Cela inclut :

  • Ques­ti­ons sur les mala­dies anté­ri­eu­res, le cycle et les anté­cé­dents fami­li­aux
  • Examens phy­si­ques tels que la pilo­si­té, la ten­si­on arté­ri­el­le, l’ex­amen de la peau, l’IMC et la répar­ti­ti­on des grais­ses
  • Test de tolé­ran­ce au glu­co­se
  • Examen fonc­tion­nel de la glande thy­roï­di­en­ne

Afin de faci­li­ter le dia­gnostic, trois sym­ptô­mes princi­paux, les cri­tè­res dits de Rot­ter­dam, ont été défi­nis. À con­di­ti­on que d’au­tres cau­ses soi­ent exclues et que deux de ces carac­té­ris­ti­ques soi­ent pré­sen­tes, on par­le de syn­dro­me des ovai­res poly­cy­cli­ques :

Les trou­bles de l’oc­clu­si­on et l’ab­sence d’o­vu­la­ti­on

  • Le cycle dure plus de 35 jours pen­dant au moins 3 mois par an (Oli­gomé­nor­r­hée)
  • Les sai­gne­ments men­stru­els s’ar­rê­tent pen­dant plus de 3 mois de l’an­née (Amé­nor­r­hée)

L’augmentation de la val­eur des hor­mo­nes sexu­el­les mas­cu­li­nes

  • En con­sé­quence, on obser­ve une aug­men­ta­ti­on de la pilo­si­té cor­po­rel­le, une per­te de che­veux sur la tête (cal­vi­tie) et/ou de l’ac­né
  • Le sur­mena­ge hor­mo­nal de la femme est exami­né par une pri­se de sang. On véri­fie ent­re autres les oes­tro­gè­nes, les andro­gè­nes, la LH, la FSH, le rap­port LH/FSH et la TSH

Plu­sieurs kys­tes ova­ri­ens — les ovai­res dits poly­kys­ti­ques

Il s’a­git de peti­tes vési­cu­les rem­plies de liqui­de pro­du­i­tes simul­ta­né­ment dans les deux ovai­res. Bien que cet­te carac­té­ris­tique don­ne son nom à la mala­die, elle est pré­sen­te dans seu­le­ment 78% de tous les dia­gnostics de SOPK.

Ce sym­ptô­me est exami­né au moy­en d’u­ne écho­gra­phie trans­va­gi­na­le. Il est assez faci­le pour les spé­cia­lis­tes de le recon­naît­re, car les ovai­res des per­son­nes att­ein­tes du SOPK dif­fè­rent exté­ri­eu­re­ment de ceux d’u­ne femme en bon­ne san­té.

Les cau­ses du syn­dro­me des ovai­res poly­kys­ti­ques

Même si la mala­die a été décri­te pour la pre­miè­re fois en 1721, les cau­ses exac­tes du syn­dro­me SPOK ne sont tou­jours pas con­nues aujour­d’hui. Au lieu de cela, des liens indi­vi­du­els ent­re la mala­die, les fac­teurs géné­ti­ques et les influ­en­ces envi­ron­ne­men­ta­les ont été iden­ti­fiés.

D’u­ne part, on pré­tend que le SOPK est géné­ti­que­ment trans­mis­si­ble. Des étu­des ont mon­tré que dans cer­tai­nes famil­les, plu­sieurs mem­bres de la famil­le (par exemp­le, la mère ou la sœur de la per­son­ne con­cer­née) souf­frent de ce trou­ble hor­mo­nal. Cepen­dant, les mem­bres mas­cu­lins de la famil­le peu­vent éga­le­ment pré­sen­ter des signes simi­lai­res au SOPK : La cal­vi­tie pré­coce, par exemp­le, en fait par­tie. Tou­te­fois, à ce jour, aucun gène du SOPK n’a été iden­ti­fié.

L’in­su­li­no-résis­tance con­sta­tée dans 71 % des cas est for­te­ment liée au désé­qui­libre hor­mo­nal de la per­son­ne affec­tée :

  • Con­cen­tra­ti­on accrue d’hor­mo­nes sexu­el­les mas­cu­li­nes (andro­gè­nes)
  • Il en résul­te une aug­men­ta­ti­on de la pro­duc­tion d’hor­mo­nes sexu­el­les fémi­ni­nes (oes­tro­gè­nes)
  • Aug­men­ta­ti­on de la sécré­ti­on de l’hor­mo­ne LH qui, avec l’hor­mo­ne fol­li­cu­lo-sti­mu­lan­te FSH, est respons­able des pro­ces­sus fonc­tion­nels dans les ovai­res

Le déca­la­ge du rap­port des deux hor­mo­nes ent­raî­ne une per­tur­ba­ti­on de la matu­ra­ti­on des fol­li­cu­les et donc des pro­blè­mes d’o­vu­la­ti­on. La libé­ra­ti­on accrue de LH ent­raî­ne à son tour l’aug­men­ta­ti­on de la pro­duc­tion d’hor­mo­nes dans les ovaires.Mais les influ­en­ces exté­ri­eu­res jou­ent éga­le­ment un rôle important dans le déve­lo­p­pe­ment du syn­dro­me SPOK. Le niveau d’ap­port calo­rique et la bon­ne com­po­si­ti­on des ali­ments jou­ent ici un rôle important. En out­re, l’i­n­ac­ti­vi­té phy­si­que et l’o­bé­si­té peu­vent aggra­ver les sym­ptô­mes de la mala­die.

Trai­te­ment

Même si une gué­r­i­son abso­lue du syn­dro­me de la SPOK n’est pas encore pos­si­ble, il exis­te encore des moy­ens d’en atté­nu­er les sym­ptô­mes. Ici, cepen­dant, cha­que femme doit être con­sidé­rée indi­vi­du­el­lement, ain­si que l’in­ten­si­té respec­ti­ve des sym­ptô­mes qui se pro­dui­sent.

Réduc­tion de la surch­ar­ge pon­dé­ra­le

La réduc­tion du poids est la pre­miè­re cho­se sur laquel­le les femmes souf­frant de sur­po­ids et du syn­dro­me SOPK dev­rai­ent se con­cen­trer. Fai­re suf­fi­sam­ment d’e­x­er­ci­ce et évi­ter les ali­ments riches en grais­ses et en sucres est une aide con­sidé­ra­ble.

Par rap­port aux pati­ents min­ces, dont la teneur en glu­ci­des peut se situ­er ent­re 50 et 55 %, elle ne dev­rait pas dépas­ser 40 % chez les femmes obè­ses et résistan­tes à l’in­su­li­ne.

Cet­te étape du trai­te­ment peut à elle seu­le con­du­i­re à un cycle plus régu­lier avec ovu­la­ti­on — pour les pati­en­tes dont le désir d’en­fant n’est pas satis­fait, c’est un fac­teur de moti­va­ti­on par­ti­cu­liè­re­ment important.

En out­re, le ris­que de dia­bè­te de type 2 et de mala­dies car­dio­vascu­lai­res est rédu­it par la per­te de poids.

Médi­ca­men­ta­ti­on et trai­te­ments hor­mo­naux

‍La thé­ra­pie con­tracep­ti­ve ora­le, éga­le­ment con­nue sous le nom de pilu­le con­tracep­ti­ve, est uti­li­sée pour com­b­att­re les carac­té­ris­ti­ques cli­ni­ques exter­nes. Il rédu­it la quan­ti­té d’hor­mo­nes mâles dans le sang, sta­bi­li­se le cycle et cla­ri­fie l’é­tat de la peau de la femme. Cela per­met de lut­ter cont­re la pilo­si­té cor­po­rel­le et l’ac­né.

La met­formi­ne est pre­scri­te pour rédu­i­re le taux de sucre dans le sang et amé­lio­rer le méta­bo­lisme : un médi­ca­ment uti­li­sé pour trai­ter le dia­bè­te. Ain­si, la résis­tance à l’in­su­li­ne est com­bat­tue et la baisse des hor­mo­nes mâles dans le sang est favorisée.L’objectif est de par­ve­nir à un cycle men­stru­el sta­ble. Cet­te appro­che thé­ra­peu­tique est per­ti­nen­te pour les pati­ents att­eints du SOPK qui sou­hai­tent avoir des enfants, ent­re autres.

Si le désir d’en­fant est l’ob­jec­tif princi­pal du trai­te­ment, l’an­ti-oes­tro­gè­ne clo­mi­fè­ne peut éga­le­ment être admi­nis­tré.
Ce médi­ca­ment est uti­li­sé pour favo­ri­ser l’o­vu­la­ti­on et aug­men­ter ain­si les chan­ces de gros­ses­se de la femme. Le trai­te­ment au chlo­mi­fè­ne peut être effec­tué pour un maxi­mum de six cycles et est rem­pla­cé par une pré­pa­ra­ti­on médi­ca­men­teu­se FSH si néces­saire. Les ris­ques con­nus de cet­te métho­de com­pren­nent les gros­ses­ses mul­ti­ples et la sur­sti­mu­la­ti­on hor­mo­na­le.

Afin de pré­ve­nir d’au­tres pro­blè­mes de san­té, cha­cu­ne de ces thé­ra­pies du SOPK ne peut être effec­tuée que sous strict con­trô­le médi­cal !

Insé­mi­na­ti­on arti­fi­ci­el­le

Dans le cas du syn­dro­me des ovai­res poly­kys­ti­ques, la gros­ses­se par insé­mi­na­ti­on arti­fi­ci­el­le n’est remi­se en ques­ti­on que lors­que les métho­des hor­mo­na­les ont échoué.

Chir­ur­gie ova­ri­en­ne

Si la sti­mu­la­ti­on au chlo­mi­fè­ne ne fonc­tion­ne pas et que le désir d’en­fant res­te insa­tis­fait, une femme att­ein­te du syn­dro­me SPOK peut être aidée par une injec­tion ova­ri­en­ne. Il s’a­git d’u­ne pro­cé­du­re chir­ur­gi­ca­le au cours de laquel­le plu­sieurs peti­tes ponc­tions sont pra­ti­quées dans les ovai­res à l’ai­de d’u­ne aiguil­le spé­cia­le.

Avan­ta­ges de la pro­cé­du­re

  • Pro­ba­bi­li­té de gros­ses­se plus éle­vée : dans un délai d’un à deux ans après le trai­te­ment, 50 à 70 % des pati­en­tes att­ein­tes du syn­dro­me SPOK tom­bent ence­in­tes
  • Fai­ble taux de gros­ses­ses mul­ti­ples
  • Réduc­tion du ris­que de syn­dro­me d’hy­per­sti­mu­la­ti­on

Incon­vé­ni­ents de la pro­cé­du­re

Com­me tou­te inter­ven­ti­on chir­ur­gi­ca­le sous anesthé­sie géné­ra­le, l’injection des ovai­res peut éga­le­ment ent­raî­ner des com­pli­ca­ti­ons

Le Syn­dro­me des Ovai­res Poly­kys­ti­ques : le stress émo­ti­on­nel

Le syn­dro­me des ovai­res poly­kys­ti­ques n’est pas seu­le­ment un pro­blè­me de san­té. L’in­sa­tis­fac­tion liée à l’ap­pa­rence exté­ri­eu­re ou au désir inassou­vi d’un enfant peut être très stres­san­te sur le plan émo­ti­on­nel. Cet­te situa­ti­on peut gra­ve­ment limi­ter la qua­li­té de vie de la femme con­cer­née et avoir des con­sé­quen­ces psy­cho­lo­gi­ques.

Pour une mei­lleu­re pri­se en char­ge des aspects émo­ti­on­nels et psy­cho­lo­gi­ques de cet­te mala­die, une visi­te chez un psy­cho­thé­ra­peu­te peut être très uti­le et aus­si libé­rat­ri­ce.

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