Chris­ti­na Klei­nert

Insé­mi­na­ti­on arti­fi­ci­el­le

Par insé­mi­na­ti­on arti­fi­ci­el­le ou pro­créa­ti­on médi­ca­le­ment assis­tée, on entend une assi­s­tance médi­ca­le con­si­stant à réunir des cel­lu­les de l’ovule et du sper­ma­to­zoï­de à l’intérieur ou à l’extérieur du corps de la femme, ce qui per­met la pro­créa­ti­on de l’acte sexu­el natu­rel.

défi­ni­ti­on

En quoi con­sis­te l’In­sé­mi­na­ti­on intra-uté­ri­ne (IIU)

Lors du trans­fert de sper­me (insé­mi­na­ti­on intra-uté­ri­ne), les cel­lu­les de sper­me trai­tées sont trans­fé­rées direc­te­ment dans l’utérus à l’aide d’un cathé­ter pen­dant les jours fer­ti­les de la femme. Cet­te métho­de est sou­vent uti­li­sée lors­que le par­ten­aire a trop peu ou pas assez de sper­ma­to­zoï­des (sper­mo­gram­me limi­té). Ce pro­cé­dé est con­sidé­ré com­me moins stres­sant pour la femme — mal­gré un trai­te­ment hor­mo­nal anté­ri­eur, qui est, dans la plu­part des cas, fait pour encou­ra­ger la matu­ra­ti­on de plu­sieurs ovu­les. On par­le d’insémination homo­lo­gue lors­que le sper­me du par­ten­aire est uti­li­sé ou d’insémination hété­ro­lo­gue lors­que le sper­me uti­li­sé est celui d’un don­neur.

Cau­ses

Quel­les sont les pos­si­bles cau­ses d’infertilité ?

Les cau­ses d’une fer­ti­li­té limi­tée ou tota­le peu­vent être très dif­fé­ren­tes et vont des cau­ses orga­ni­ques et des trou­bles hor­mo­naux aux modes de vie indi­vi­du­els et au stress émo­ti­on­nel.

Les cau­ses les plus fré­quen­tes chez les femmes sont : Sté­ri­li­té tubai­re, endomé­trio­se, désé­qui­li­bres hor­mo­naux avec trop d’hormones mâles et man­que d’ovulation (syn­dro­me PCO), vieil­lis­se­ment pré­ma­tu­ré des ovai­res, fai­ble AMH (réser­ve ova­ri­en­ne).

La cau­se la plus fré­quen­te chez les hom­mes est la dimi­nu­ti­on de la qua­li­té du sper­me. Il exis­te diver­ses for­mes d’altération de la qua­li­té du sper­me, qui peu­vent se pro­du­i­re soit indi­vi­du­el­lement, soit en com­bi­nai­son.

Oli­go­zoo­sper­mie : Le nombre de sper­ma­to­zoï­des dans l’éjaculat est trop fai­ble

Nor­me : > 20 mil­li­ons de spermatozoïdes/ml

 

Asthé­no­zoo­sper­mie : La mobi­li­té des sper­ma­to­zoï­des est rédu­i­te

Nor­me : > 50% de sper­ma­to­zoï­des mobi­les

 

Téra­to­zoo­sper­mie : Il y a trop peu de sper­ma­to­zoï­des de for­me nor­ma­le dans l’éjaculat

Nor­me : >15% de sper­ma­to­zoï­des de for­me nor­ma­le

 

Cryp­to­zoo­sper­mie : Seuls quel­ques sper­ma­to­zoï­des sont prés­ents dans l’éjaculat.

Azoo­sper­mie : L’éjaculat ne con­tient aucun sper­ma­to­zoï­de.

Com­ment pré­ve­nir

Quels tests peu­vent être fait au pré­al­ab­le ?

Pour la plu­part des cou­ples, les rai­sons orga­ni­ques sont en cau­se. Afin de trou­ver l’origine du pro­blè­me, la pre­miè­re étape est la visi­te chez le méde­cin de famil­le, qui vous ori­en­te­ra vers un spé­cia­lis­te (gyné­co­lo­gue, uro­lo­gue ou andro­lo­gue) si néces­saire. Ils peu­vent alors pro­cé­der aux examens de fer­ti­li­té appro­priés ou opter direc­te­ment pour un centre/clinique de méde­ci­ne de la repro­duc­tion, où des opti­ons com­plè­tes de dia­gnostic et de trai­te­ment peu­vent être réa­li­sées. Les examens sui­v­ants sont géné­ra­le­ment effec­tués avant l’insémination arti­fi­ci­el­le.

Pour les femmes :

• Examen de la sécré­ti­on urinaire/vaginale pour écar­ter la pos­si­bi­li­té d’infections ou d’infections fon­gi­ques.
• Examen écho­gra­phi­que pour détec­ter les ano­ma­lies de l’utérus, des ovai­res et des trom­pes de Fall­o­pe.
• Examens hor­mo­naux pour tes­ter la pro­duc­tion d’hormones et l’interaction des hor­mo­nes dans le cycle men­su­el.
• Endo­scopie abdo­mi­na­le ou uté­ri­ne pour l’examen pré­cis des orga­nes repro­duc­teurs — ovai­res, trom­pes de Fall­o­pe, uté­rus — pour détec­ter les mal­for­ma­ti­ons ou dys­fonc­tion­ne­ments.

Pour les hom­mes :

• Pal­pa­ti­on des testi­cu­les, de l’épididyme, de la pro­sta­te et des vési­cu­les.
• Si néces­saire, un examen écho­gra­phi­que des orga­nes géni­taux, de la pro­sta­te et des voies urin­aires peut être effec­tués.
• Créa­ti­on d’un sper­mo­gram­me pour déter­mi­ner le nombre de sper­ma­to­zoï­des inta­cts et leur mobi­li­té. Selon les résul­tats, examens hor­mo­naux et géné­ti­ques.

Les ris­ques

En cas de ris­que, à quoi faut-il s’at­tendre ?

Les ris­ques asso­ciés au trai­te­ment de la fer­ti­li­té résul­tent essen­ti­el­lement de la sti­mu­la­ti­on hor­mo­na­le et de ses con­sé­quen­ces.

En règ­le géné­ra­le, la sti­mu­la­ti­on hor­mo­na­le est néces­saire à la réus­si­te du trai­te­ment de la fer­ti­li­té. Cela ent­raî­ne une crois­sance fol­li­cu­lai­re et peut, dans de rares cas, ent­raî­ner une hyper­sti­mu­la­ti­on. L’hyperstimulation s’accompagne d’une hyper­tro­phie des ovai­res, d’une for­ma­ti­on de liqui­de dans l’abdomen et de dou­leurs plus ou moins pro­non­cées au bas-vent­re. Dans de rares cas, un essouf­fle­ment ou une throm­bo­se peu­vent éga­le­ment sur­ve­nir.

Un aut­re ris­que de trai­te­ment est le déve­lo­p­pe­ment d’une gros­ses­se mul­ti­ple. Un degré plus éle­vé de gros­ses­se mul­ti­ple (triplets ou plus) est très rare et sur­vi­ent après un trai­te­ment con­ven­ti­on­nel de fer­ti­li­té dans < 1% de tous les cas. Après la fécon­da­ti­on in vitro (FIV), cet­te pra­tique est éga­le­ment deve­nue moins cou­ran­te ces der­niè­res années, puis­que seu­le­ment 1 à 2 embryons sont géné­ra­le­ment trans­fé­rés chez les femmes de moins de 40 ans.

En con­clu­si­on

Ce qu’il faut savoir

Il est important de gar­der en tête que pour une femmes de — de 35 ans, sans aucun pro­blè­me de fer­ti­li­té, le taux de réus­si­te d’u­ne insé­mi­na­ti­on tourne autour des 15%. Dans ce cas de figu­re, si l’in­sé­mi­na­ti­on peut fonc­tion­ner dès la pre­miè­re ten­ta­ti­ve, une moy­enne de 3 essais est obser­vée. Mal­gré une chan­ce de réus­si­te plus bas­se que dans le cad­re d’au­tres trai­te­ment, l’in­sé­mi­na­ti­on arti­fi­ci­el­le res­te le pre­mier trai­te­ment con­seil­lé lors­qu’un par­cours de PMA débu­te.  Puis­que le trai­te­ment con­sis­te “sim­ple­ment” au trans­fert du sper­me (soit du con­joint, soit du don­neur) direc­te­ment dans l’utérus de la pati­en­te, le pro­ces­sus res­te moins lourd pour le corps et est bien moins coû­teux.

 

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